David Leslie Architecte écologique | Normes LEED, architecture écologique

Quel serait le prix de votre projet? Conseils et expertise

  • (besoins, dimensions, dates, budget...)
  • L’art de l’architecture depuis 1987

Détails sur le système LEED pour l’architecture écologique, par David Leslie

Une architecture LEED est respectueuse de l'environnement

A. Construction écologique selon l’accréditation LEED NC

A.1 Introduction

    1. LEED vise à améliorer le bienêtre des occupants, la performance environnementale et le rendement économique des bâtiments par l’emploi de pratiques, de normes et de technologies éprouvées et novatrices. Le nombre de crédits détermine le niveau écologique reconnu par le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa).
    2. Les catégories de critères en pourcentage des points possibles :
      1. 22 % aménagement écologique des sites
      2. 8 % gestion efficace de l’eau
      3. 27 % énergie et atmosphère
      4. 20 % matériaux et ressources
      5. 23 % qualité des environnements intérieurs
    3. Le système LEED caractérise les différents aspects de la réalisation d’un projet de bâtiment. Il compte 51 critères, dont 7 sont obligatoires. Les 44 stratégies optionnelles donnent des points servant à qualifier le niveau « vert » du bâtiment et certaines stratégies peuvent valoir plusieurs points.
    4. Le nombre de crédits détermine le niveau écologique reconnu par le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa). Pour obtenir la certification de base, il faut accumuler entre 26 et 32 points; pour l’argent, entre 33 et 38 points; pour l’or, entre 39 et 51 points; et enfin, pour la certification platine, 52 points et plus.
    5. Les différents critères d’évaluation sont regroupés en cinq grandes familles : site durable, gestion de l’eau, gestion de l’énergie, sélection des matériaux et qualité des environnements intérieurs
    6. C’est un programme volontaire de certification de bâtiments durables par tierce partie.
    7. Basé sur une grille d’évaluation de la performance, LEED procure une structure pour la conception, la construction la gestion de bâtiments.
    8. Au Canada LEED est géré par le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa). Au Canada, le système est établi en fonction des spécificités du climat, des pratiques en matière de construction et des règlements canadiens.

 

B. CONSTRUCTION ÉCOLOGIQUE PAR ÉLÉMENT

B.1 Aménagement écologique des sites

  1. L’aménagement du site a pris en considération sa géologie, son hydrologie, la végétation, les espèces sauvages et les antécédents. Aussi la protection des berges, la proximité des commodités et services et l’impact sur les propriétés adjacentes sont considérés.
  2. Les gens dans le bâtiment peuvent se déplacer à pied parce que des services sont situés à proximité comme l’alimentation (épicerie et restaurants), les magasins et services personnels (garderies, dentistes, médecins, etc.).
  3. Nous avons pris soin de ne pas modifier négativement les conditions éoliennes, l’ensoleillement et la lumière sur les propriétés adjacentes. En s’attaquant aux effets d’ilot de chaleur et en réduisant la pollution lumineuse, le projet devient un voisin « attentionné » qui sera apprécié par le voisinage pendant la durée de vie du bâtiment.

 B.2 Contrôle de l’érosion et des sédiments

  1. Nous nous soucions de l’érosion du sol qui peut résulter du ruissèlement des eaux pluviales ou de l’érosion par les vents pendant la construction. Pour prévenir le dépôt de sédiments dans les égouts pluviaux ou de la pollution de l’air par des poussières et des particules, l’aménagement de plantations spéciales a permis de garder le sol en place.

 B.3 Sélection de l’emplacement

  1. Nous accordons la préférence au site déjà développé et l’emplacement réduit le besoin de transport en voitures privées ainsi que l’étalement urbain. Le projet intègrera des activités de voisinage pour créer un aménagement avec mise en commun de commodités et d’espaces. Il renforcera et contribuera au tissu bâti et aux interactions dans la vie du milieu.
  2. Nous établissons une conception globale pour ce qui est de la gestion de l’eau, de la circulation véhiculaire et piétonnière, de l’accès aux loisirs, de l’aménagement inerte des matériaux durs, des plantations, de l’éclairage, de l’irrigation, etc.
  3. L’aménagement paysager est fait selon des caractéristiques hydrographiques à des fins thermiques, acoustiques et esthétiques. Ce sont les environs d’un bâtiment qui aident à définir le caractère du projet.

 B.4 Densité de développement

  1. Le choix de développement a été d’endiguer l’étalement urbain et de profiter d’une infrastructure existante. Le projet a conservé la densité et éliminé le besoin de construire de nouvelles infrastructures de routes et de services publics. De plus, il fait la promotion des transports en commun et réduit les impacts de l’utilisation de l’automobile et ainsi la capacité de stationnement du projet.

 B.5 Réaménagement de sites contaminés

  1. Il n’y a pas de contamination du site.

 B.6 Moyens de transport de remplacement

  1. Accès aux transports en commun.
  2. Le terrain est desservi par au moins deux trajets d’autobus. Le terrain est aménagé pour que les trottoirs, chemins et paysages attrayants soient fonctionnels et orientés vers les arrêts des transports en commun.
  3. Stationnement pour bicyclettes et vestiaires.
  4. Un stationnement pour bicyclettes ainsi que des douches et vestiaires sont fournis.
  5. Véhicules hybrides et véhicules fonctionnant avec des carburants de remplacement.
  6. Il y a un poste de charge des véhicules électriques.
  7. Capacité de stationnement.
  8. Il y a des méthodes pour encourager le covoiturage et les coopératives de voiturage, comme des cases de stationnement privilégiées.

 B.7 Minimiser la perturbation du site

  1. Protéger ou restaurer les espaces dégagés
    1. Il y a eu un plan d’arpentage des niveaux du sol, les arbres et milieux aquatiques ont été faits de l’existant et les nouveaux aménagements ont été faits pour diminuer les impacts négatifs. Nous avons conservé les zones naturelles existantes et restauré les zones endommagées pour fournir des habitats et favoriser la biodiversité. Nous avons réduit la perturbation de l’écosystème existant et fait la préservation, la conservation et la restauration des milieux naturels existants et d’origine. Lors du chantier, des limites ont été établies pour minimiser la perturbation du site naturel. Le bâtiment a été construit sur des espaces déjà endommagés du site.
    2. L’aménagement paysager aide à modérer les charges solaires en été ou à rediriger les vents pour produire une brise rafraichissante ou abriter le bâtiment des vents froids en hiver.
  2. Superficie au sol du développement
    1. La superficie au sol du bâtiment est la plus petite possible, les routes et le stationnement du bâtiment sont restreints afin de conserver les espaces dégagés. Nous avons essayé de conserver un habitat contigu d’espace vert qui est plus bénéfique pour les espèces sauvages que de petits espaces naturels isolés.

 B.8 Gestion des eaux pluviales

  1. Débit et quantité
    1. Le projet favorise les processus naturels d’évaporation et d’infiltration selon la percolation du sol. Il y a de petites zones de biorétention utilisant des plantes et du compost souterrain pour accélérer la filtration des contaminants. En réduisant les volumes d’eau de ruissèlement, nous diminuons les volumes déversés dans les cours d’eau.
    2. Les surfaces imperméables des routes et des stationnements sont réduites afin de baisser les couts des systèmes de collecte des eaux pluviales. L’asphalte et le béton coulé avec vides intégrés et des systèmes à éléments largement espacés permettent à l’herbe ou à d’autres plantes de pousser.
    3. Sur les lieux, le système traite la totalité des eaux pluviales et a la capacité d’enlever les contaminants. Les eaux de pluie sont captées par le toit et décontaminées afin d’être réutilisées dans le bâtiment pour les toilettes, l’entretien et l’aménagement paysager.
    4. Sur le toit végétal poussent des graminées et des plantes n’exigeant ni entretien ni irrigation. Ces végétaux fournissent un complément d’isolation et ont un avantage esthétique.
  2. Traitement
    1. Les bassins, fossés et tranchées de filtration et d’infiltration retirent les sédiments et les polluants par le sable et du gravier. II y a aussi un piège de filtrage par la végétation pour extraire les sédiments et les polluants afin d’éviter l’encrassement du filtre.

 B.9 Aménagement du site visant à réduire les ilots de chaleur

  1. Éléments autres que les toitures
    1. En utilisant de l’ombrage et des surfaces qui réfléchissent la chaleur du soleil au lieu de l’absorber, l’effet d’ilot de chaleur est diminué. La végétation rafraichit les environs grâce à l’ombre et à l’évapotranspiration, et des dispositifs architecturaux assurent que les surfaces imperméables sont couvertes. Les matériaux d’albédo élevé sont incorporés pour réduire l’absorption de chaleur comme du ciment blanc. Les plantes et les animaux sont sensibles aux températures élevées et la charge de climatisation est accrue.
  2. Toitures
    1. Les surfaces blanches sont très performantes.

 B.10 Réduction de la pollution lumineuse

  1. Le but est de créer un environnement esthétique sans porter préjudice à la sécurité et à la sureté, à l’accessibilité, à l’orientation et à la signalisation des lieux. Le désign cherche à créer une atmosphère unique qui se dégage la nuit. Il y a le moins d’équipement d’éclairage possible et un minimum pour l’aménagement paysager. Les luminaires défilés, ou munis de blocs optiques et de paralumes à faible puissance et techniques d’éclairage vers le bas pour transgresser le moins possible les limites du projet ou la luminosité du ciel nocturne.
  2. La pollution et l’intrusion chez les voisins sont évitées grâce à la sélection soigneuse de l’équipement et des commandes d’éclairage qui favorisent la vie nocturne, tout en permettant de continuer à accomplir une certaine activité nocturne. Les systèmes d’éclairage et le sol à faible réflectance minimisent l’éblouissement et la fatigue des yeux pour maintenir la qualité et le confort visuels. Certains éléments du paysage ont besoin d’une période d’obscurité afin de ne pas perturber l’écosystème nocturne du site.
  3. Il y a des contrôles qui réduisent ou suppriment l’éclairage après les heures ouvrables ainsi que des détecteurs de mouvement, des cellules photoélectriques, des minuteries, etc.

 

C. Gestion efficace de l’eau

 C.1 Aménagement paysager économe en eau

  1. Réduction de 50 %
    1. Les spécifications pour la plomberie visent à diminuer la consommation d’eau avec des appareils efficaces et à faible débit comme les toilettes, lavabos et pommes de douches et ainsi la demande pour l’infrastructure publique dans le réseau d’égout. Le projet utilise des robinets avec détecteur électronique à fermeture automatique ou à fermeture lente.
    2. Il est plus efficace de traiter les eaux usées sur place.
  2. Pas d’utilisation d’eau potable ou pas d’irrigation
    1. Les types de sols ont été analysés pour assurer un choix approprié de plantes les mieux adaptées. Nous appliquons des pratiques de xéropaysagisme ou d’aménagement paysager adaptées au milieu aride. L’utilisation d’espèces indigènes ou résistantes à la sècheresse et sans besoin d’engrais et de pesticides réduit l’impact sur la qualité de l’eau.
    2. Les espaces naturels dont les besoins d’irrigation sont plus faibles tendent à attirer la faune indigène, notamment les oiseaux, les mammifères et les insectes. L’entretien utilise le paillage, la tonte haute et le compostage pour préserver la bonne santé des plantes.
    3. Nous avons conservé le plus possible les plantes existantes.

D. Énergie et atmosphère

 D.1 Optimiser la performance énergétique

  1. Nous optimisons l’efficacité énergétique, la qualité de l’air intérieur et le confort des occupants, tout en réduisant au minimum les couts d’exploitation et d’entretien. De plus, nous optimisons les systèmes mécaniques, électriques et architecturaux. Le résultat est un bâtiment qui a de bonnes performances, une grande qualité et une bonne valeur.
  2. La stratégie a été la réduction de la demande, l’exploitation de l’énergie gratuite et l’augmentation de l’efficacité. Nous appliquons les principes d’énergie solaire passive selon l’orientation de l’axe est-ouest et chaque façade est adaptée à ses angles solaires particuliers pour les saisons de chauffage et de refroidissement.
  3. La masse thermique, la forme et l’orientation du bâtiment sont conçues de façon à optimiser l’apport de sources naturelles et gratuites de chauffage, de refroidissement, de ventilation et d’éclairage. L’éclairage naturel ainsi que le refroidissement par ventilation naturelle sont parmi les moyens efficaces utilisés. L’efficacité des systèmes de CVCA et d’éclairage artificiel est maximisée.

D.2 Ventilation

  1. Le système de ventilation fonctionne continuellement et renouvèle l’air par un apport de 10 % d’air frais qui passe à travers des filtres de 30 % pour assurer une bonne qualité d’air. L’air frais extérieur est utilisé durant la nuit pour le refroidissement de la ventilation.
  2. Tout le système est automatique et géré intelligemment pour utiliser un minimum d’énergie. Au début de l’occupation du bâtiment, l’utilisation du système de ventilation sera poussée à grande capacité et ensuite réduite après un temps de rodage.

D.3 Chauffage et climatisation

  1. Le bâtiment a une plage de températures intérieures plus large selon la saison pour modérer les couts. Il utilise des contrôles comme des détecteurs d’occupation.
  2. L’extraction de la chaleur du sol pour l’hiver et la fraicheur en été se feront par échange géothermique.
  3. L’équipement de climatisation à haut rendement inclut des refroidisseurs multiples de diverses puissances qui se mettent en marche progressivement pour répondre aux charges de refroidissement partielles. Les moteurs sont à haut rendement et des variateurs de vitesse pour les ventilateurs, les refroidisseurs et les pompes avec inversion de l’écoulement. Il y a des réservoirs bien isolés, des volets anticonvection, des pièges à chaleur et de petits appareils de chauffage ayant un taux de récupération élevé. Les commandes peuvent varier selon les heures du jour et les zones.

D.4 Mécanique

  1. La puissance et le cout des équipements mécaniques ont été réduits pour dégager un budget plus important pour l’équipement à haut rendement. Le réglage du débit d’air réduit la consommation d’énergie pendant les périodes de charge partielle.
  2. Les gaines sont dimensionnées et des registres d’équilibrage sont calculés pour réduire les pertes de vitesse. Les gaines de plus grande section offrent moins de résistance à la circulation de l’air qui est plus lente et elles sont plus silencieuses. Les gaines à section ronde réduisent encore plus les pertes de pression statique et la consommation des ventilateurs. Elles sont utilisées dans les espaces où elles sont exposées.

D.5 Fenêtres

  1. La position des fenêtres permet un éclairage naturel et un éclairage indirect efficace. Cela permet des aménagements intérieurs adaptables, offrant des vues sur l’extérieur et laissant pénétrer la lumière du jour. Les finis et choix des couleurs intérieures améliorent l’éclairage naturel en réfléchissant ou en absorbant la lumière du soleil sans créer de problèmes d’éblouissement. L’éclairage est conçu en fonction des besoins particuliers par l’éclairage direct pour diminuer l’éclairage ambiant.
  2. Des éléments extérieurs en surplomb peuvent être employés pour ombrager les fenêtres pendant les mois d’été et permettre à la chaleur solaire de pénétrer durant les mois d’hiver. Les aires d’entreposage, les toilettes et les aires peu occupées doivent être aménagées dans le noyau central du bâtiment, et les locaux occupés, sur le périmètre.
  3. Les dimensions, l’emplacement et l’orientation des fenêtres permettent de diminuer la lumière solaire directe et les reflets sur les aires de travail et de filtrer la lumière naturelle au moyen de rideaux, d’écrans, de stores translucides ou de vitrages qui diffusent la lumière. Les fenêtres sont hautes sur les murs et ont des tablettes réfléchissantes pour maximiser la pénétration de la lumière naturelle. Les systèmes d’éclairage naturel incorporent des commandes d’éclairage automatiques actionnées en fonction du niveau de la lumière naturelle.

D.6 Éclairage artificiel

  1. Les fluorescents sont à faible teneur en mercure T-5 ou T-8 avec ballast électronique et avec un facteur d’utilisation élevé. À l’extérieur, les lampes utilisées sont des halogénures métalliques et des lampes fluorescentes basse température. Pour l’éclairage de sécurité, les DEL à très haute efficacité de type Energy Star sont utilisées.
  2. Tous les luminaires sont des fluorescents compacts à 3000 degrés Kelvin qui fournissent un éclairage chaleureux. Les ampoules sont extrêmement efficaces en ne consommant que 26 watts d’énergie pour 1800 lumens et elles ont une durée de vie prolongée de 12 000 heures. Ces ampoules dégagent très peu de chaleur et on peut en contrôler l’intensité par des gradateurs pour créer l’ambiance voulue selon les endroits.

D.7 Isolation thermique

  1. L’objectif est de réaliser un bâtiment de superficie restreinte, de forme compacte, avec une enveloppe efficace et une masse thermique pour réduire les variations de température journalières. L’enveloppe du bâtiment a une très grande efficacité énergétique grâce à son niveau d’isolation écologique et à sa grande étanchéité. Beaucoup d’attention est accordée aux détails pour assurer une qualité de bâtiment supérieure. Les murs extérieurs sont isolés entre les montants avec des nattes d’isolant et les surfaces extérieures des murs sont enrobées d’isolant rigide pour éviter les ponts thermiques. Le pare-air à l’extérieur de l’enveloppe permet de réduire les infiltrations d’air, d’équilibrer les pressions d’air et de rendre le bâtiment plus hermétique. Le bâtiment étant partiellement enfoui, il en résulte une diminution des pertes de chaleur. Les murs sont isolés en fibre de verre de fabrication propre sans formaldéhyde et de 50 % de matières récupérées.

 D.8 Énergies renouvelables

  1. Le projet utilise les technologies qui convertissent en électricité l’énergie du soleil par des panneaux photovoltaïques (PV) et du vent par éolienne.

 D.9 Mise en service améliorée

  1. Nous avons bénéficié de l’expertise d’une tierce personne indépendante engagée par le propriétaire pour la mise en service des équipements du bâtiment. Elle s’est assurée que chaque élément ou système mis en service est conforme aux exigences du propriétaire concernant la fonctionnalité, la performance énergétique, la consommation d’eau, la facilité d’entretien, la durabilité, le cout d’achat, la qualité de l’environnement intérieur et les impacts environnementaux locaux.
  2. Dix mois après le début de la période de garantie de 12 mois, cette personne vérifiera le fonctionnement du bâtiment avec le personnel et corrigera tout écart par rapport aux exigences du propriétaire. Elle identifiera tout problème ou toute inquiétude concernant l’exploitation et suggèrera des améliorations et incorporera tous les changements dans le manuel des systèmes. Elle doit identifier les problèmes couverts par la garantie et aider le personnel à élaborer des rapports, des documents et des demandes de service visant à corriger tout problème en suspens.

 D.10 Protection de la couche d’ozone

  1. Les équipements n’appauvrissent pas la couche d’ozone.

 D.11 Contrôle et vérification

  1. La conception a été optimisée à l’aide de logiciels de simulation évolués. Les systèmes seront analysés continuellement pour assurer une performance optimale. Une période de mise en service a été prévue avec un suivi des performances pendant plus d’un an. Ce suivi sera effectué à l’aide d’un système de contrôle par ordinateur « gestionnaire d’énergie » avec acquisition de données sur les conditions extérieures et intérieures, l’opération des systèmes mécaniques et électriques. Tout problème sera signalé en premier lieu à l’Hôtel de Ville et par la suite à une compagnie de gestion à distance.
  2. Un équipement de surveillance est installé pour évaluer la performance des systèmes par rapport aux prévisions initiales. Il y a un plan de contrôle et de vérification décrivant comment les résultats de la surveillance de la consommation d’énergie seront utilisés pour assurer que les réductions prévues de consommation d’eau et d’énergie soient obtenues.
  3. Il y a mise en place de procédures de contrôle et de vérification fondées sur une surveillance continue pour que les performances de la consommation d’énergie et d’eau soient optimales pendant toute la durée de vie du bâtiment, même s’il survient des changements dans le personnel d’entretien et le vieillissement de l’équipement du bâtiment. C’est une assurance de qualité.

 D.12 Électricité verte

  1. Nous avons utilisé des énergies renouvelables telles que l’énergie du soleil par des panneaux photovoltaïques (PV) et du vent par éolienne, l’énergie géothermique, l’énergie hydroélectrique et l’énergie de la biomasse.

 

 E. Matériaux et ressources

E.1 Introduction

  1. Il y a eu une préoccupation dans le choix des matériaux de construction sur la base des étapes d’extraction, de transformation et de transport qui sont nécessaires à leur fabrication, et des impacts écologiques de leur élimination ultérieure.
  2. Nous avons réutilisé le bâtiment existant.

 E.2 Choix des matériaux

  1. Parmi les critères pour chaque matériau utilisé figurent des caractéristiques comme le respect de la santé humaine et environnementale. Nous avons préconisé des matériaux inertes, non toxiques et approuvés écologiques. Ils ont été privilégiés pour leur facilité à être nettoyés, entretenus et réparés de même que pour leur moindre cout à l’achat et leur possibilité de recyclage.
  2. Plus le degré d’exposition intérieure d’un matériau est important, plus son choix est effectué avec soin pour la qualité environnementale et la santé des utilisateurs. Une attention prioritaire est apportée aux revêtements et finis des planchers, des murs, des plafonds et de l’ameublement en raison de leur grande superficie et de leur lien direct avec les personnes. Évidemment, plus grande est la quantité requise d’un matériau, plus il est important qu’il respecte les critères de sélection qui ont été établis. Ainsi, les matériaux utilisés pour la structure, l’enveloppe et la finition sont l’objet d’analyses plus poussées en raison de leur grande présence. De cette façon, ont été choisis des matériaux comme le bois, la brique, la céramique et le linoléum. Le cèdre n’est pas traité.
  3. Les meubles intégrés sont faits sans colle qui contient du formaldéhyde. Le projet a privilégié les matériaux produits dans la région comme des panneaux Tafisa de Lac-Mégantic. Par la suite, les produits du Québec, du Canada et de l’Amérique du Nord ont été recherchés.
  4. La peinture utilisée est à base de latex, écologique et sans solvant et les adhésifs et colles à base de latex et de silicone.
  5. Les portes sont toutes en bois solide et certaines, plus importantes, en bois massif. La quincaillerie a été choisie en vue d’un fonctionnement silencieux et d’un ajustement pour faciliter l’ouverture et ralentir la fermeture.
  6. Il n’y a pas d’amiante dans le bâtiment et une attention a été apportée pour que des fibres d’isolation ne se trouvent pas dans les conduits de ventilation.
  7. De nombreuses considérations s’appliquent au choix des matériaux, car ils auront des conséquences non seulement matérielles, mais aussi humaines, financières et environnementales. Tous ces aspects doivent être pris en considération pour faire un choix responsable qui soit du meilleur ratio qualité/prix.
  8. Les matériaux sont examinés pour leur toxicité et les conséquences envers l’environnement et les gens en contact à partir de l’extraction, de la fabrication, du transport, de l’installation, de l’utilisation et de l’entretien. Il vaut mieux utiliser des matériaux qui exigent un minimum de transformation et de déplacement et qui seront réutilisés ou biodégradables.
  9. Nous devons étudier et choisir les matériaux selon leur compatibilité, leur mise en œuvre, leur longévité, leur esthétique et leur rendement.

E.3 Plafonds acoustiques

  1. Les panneaux acoustiques suspendus sont faits en partie de déchets postconsommateurs et postindustriels. Ils sont composés de papier journal recyclé, de laine minérale recyclée, de perlite, qui est une ressource naturelle, et d’amidon de maïs qui sert de liant.

E.4 Planchers

  1. Les planchers intérieurs sont finis en linoléum et en céramique jointoyée avec un coulis à base de latex. Les sous-planchers sont en béton, ce qui aide pour l’insonorisation, mais aussi pour la masse thermique qui permet d’emmagasiner la chaleur et de réduire les écarts de température.

E.5 Divers

  1. Le projet a retenu des stratégies de conception qui réduisent et réutilisent les ressources matérielles, diminuent les déchets de construction et encouragent la sélection de matériaux écologiques.
  2. La planification du démontage est une stratégie importante pour créer des bâtiments polyvalents, convertibles et adaptables, configurables et qui peuvent être réaménagés; elle facilite aussi beaucoup la récupération systématique des matériaux, éléments et systèmes qui sont facilement récupérables ou recyclables à la fin de leur durée de vie utile.
  3. Nous avons préconisé l’adaptabilité à de nouveaux besoins et à de nouvelles attentes des divers types de locataires et d’occupants, la souplesse pour s’adapter à des changements mineurs dans la planification de l’espace et la convertibilité par sa capacité d’apporter des ajouts d’espace à un bâtiment tant en plan qu’en coupe.
  4. Le bâtiment et les systèmes ont une longue durée utile et il y a eu une planification en fonction des besoins futurs.
  5. Beaucoup de matériaux récupérés ont remplacé des matériaux neufs.

 E.6 Collecte et entreposage des matériaux recyclables

  1. Il y a des possibilités pratiques pour les occupants de recycler et entreposer des matériaux recyclables.

 E.7 Réutilisation des bâtiments

  1. Conserver des murs, planchers et toits existants.
  2. Nous avons réutilisé l’enveloppe structurale du bâtiment.

E.8 Gestion des déchets de construction

  1. Détourner des déchets des sites d’enfouissement.
  2. Nous avons cherché à réduire le plus possible les facteurs qui contribuent à la production de déchets, comme l’excès d’emballage, un entreposage inadéquat, des erreurs de commandes, une mauvaise planification, les bris, une manutention sans précautions et la contamination des matériaux de construction. Les matériaux de construction ont été protégés des intempéries et rangés dans un endroit propre avant le déballage et la pose.

 E.9 Réutilisation des ressources

  1. Les matériaux récupérés ont été analysés sous les aspects de leur durabilité, de leur performance, de leur conformité aux codes et de leurs caractéristiques environnementales. L’usage de matériaux de construction récupérés et remis à neuf a ajouté du caractère au bâtiment.

 E.10 Contenu recyclé

  1. Contenu recyclé après consommation + ½ matières postindustrielles.
  2. Le choix des matériaux a fait en sorte que les matériaux à contenu recyclé aient une performance égale ou supérieure à celle des produits naturels bruts pour ce qui est de la résistance, de l’entretien, de la vie utile et de leur possibilité de recyclage.

 E.11 Matériaux régionaux

  1. Matériaux d’extraction et de fabrication régionale
    1. Le client exigeait le maximum d’achat local afin de contribuer à l’économie locale, ce qui a réduit le transport des matériaux et des travailleurs de même que les couts de l’énergie et les impacts sur l’environnement.

 E.12 Matériaux rapidement renouvelables

  1. Les matériaux de construction nécessitent de grandes quantités de ressources naturelles, de terres, de capitaux et de temps. Les récoltes renouvelables rapidement nécessitent, pour un produit fini, beaucoup moins de terre, souvent en raison de leur plus grande densité et de leur cycle de croissance plus court, en plus d’être souvent des sous-produits que l’on a tendance à considérer comme des déchets.

 E.13 Bois certifié

  1. Le bois de charpente est certifié par le FSC (Forest Stewardship Council)

 E.14 Bâtiment durable

  1. Les écrans pare-pluie, pare-air et pare-vapeur, les surplombs du toit et les pare-soleil ont réduit la détérioration prématurée du bâtiment par le soleil et la pluie.
  2. L’accès est facilité pour les réparations, les remplacements et les modifications.

E.15 Durabilité

  1. Lors de la conception, un grand soin a été accordé aux détails de construction pour assurer une maintenance facile.
  2. Les critères de durabilité et de cycle de vie d’un matériau sont les plus importants à évaluer lorsqu’il s’agit de matériaux utilisés en grande quantité. On doit vérifier leur durée de vie, leur résistance à l’usure et aux brisures, les implications de leur réparation ou de leur remplacement. Dans le quotidien, il y a eu le choix de matériaux durables, faciles à maintenir et à réparer, d’un entretien minimal, facile et pratique, générant le moins possible de déchets et non-toxiques. En prenant des mesures pour que les surfaces ne retiennent pas la poussière, l’humidité et la moisissure, leur nettoyage est facilité.

 

 F. QUALITÉ DES ENVIRONNEMENTS INTÉRIEURS

F.1 Résumé

  1. Pour contrer les effets du syndrome du bâtiment malade, l’accent a été mis sur la qualité de l’environnement intérieur. La qualité de l’air intérieur a été une priorité comme l’alimentation en air extérieur filtré, l’efficacité de la ventilation, la gestion de l’humidité et la réduction des polluants atmosphériques. Nous avons recherché l’utilisation d’un air extérieur de grande qualité et le respect de taux de ventilation adéquats. L’emplacement des entrées d’air pour l’échangeur d’air récupérateur de chaleur a été considéré par rapport aux sources éventuelles de contamination. Une performance optimale en QAI résulte en un confort, un bienêtre et une productivité accrus des occupants.
  2. Des pratiques comme la photocopie, l’envoi de télécopies et le mélange de liquides de nettoyage et d’entretien peuvent contribuer à la production de contaminants aéroportés. Nous avons adopté une extraction distincte qui fonctionne sous pression négative pour les salles de copie et d’entretien. Les murs doivent aller de dalle à dalle pour éviter la propagation.
  3. Le désign est fait selon la configuration des vents. Les prises d’air frais sont à bonne distance des sources possibles de contamination. Le site ne devra pas poser de problèmes de QAI présents ni futurs comme des zones industrielles ou de circulation intense.
  4. Parmi les autres questions de QEI, il y a eu la lumière naturelle et la qualité de l’éclairage, le confort thermique, l’acoustique, le contrôle des systèmes du bâtiment par les occupants et le fait d’avoir une vue sur l’extérieur.
  5. Nous avons prévu un dégagement et un accès adéquat pour l’entretien, le nettoyage et les ajustements des équipements. Des mesures comme le gypse qui ne touche pas le plancher pour absorber des dégâts d’eau ont été prises pour diminuer les risques de formation de moisissures. Les finis ont un faible taux d’émanation ou d’absorption et ils ont peu de textures afin d’augmenter la qualité et faciliter l’entretien des lieux.
  6. Nous avons éliminé le risque de propagation de fibres provenant de matériaux de fibres minérales non scellés.
  7. La pollution électromagnétique non ionisante a été considérée.
  8. La croissance de contaminants biologiques est déterminée par la présence d’humidité. Une contamination microbienne des matériaux absorbants, ce qui provoque une croissance des bactéries et des champignons pathogènes.
  9. Il y a eu une formation en exploitation et en entretien portant sur l’utilisation et l’entreposage des produits chimiques.

 F.2 Acoustiques

  1. Pour la discrétion, l’insonorisation des bureaux a été importante et les murs isolés montent à la structure et les portes ont des seuils tombants avec un traitement acoustique des cadres. Dans les espaces publics comme la réception, l’ambiance sonore est tranquille. L’effet global est un son feutré et la fontaine d’eau ajoute un élément de son naturel, vivant et apaisant.
  2. Sources de bruit internes comme ceux du système CVCA et externes à travers les fenêtres.

 F.3 Contrôle de la fumée de tabac ambiante

  1. L’usage du tabac est interdit près des entrées, des fenêtres ou des prises d’air extérieures et à une certaine distance des lieux où les occupants se rassemblent et où les gens circulent.

 F.4 Contrôle du gaz carbonique (CO2)

  1. Le projet a intégré des détecteurs et des contrôles automatiques au système de CVCA en vue d’optimiser la température, l’humidité et le pourcentage d’air extérieur introduit dans les locaux occupés. Les détecteurs de CO2 mesurent les concentrations de CO2 dans les espaces et ajustent les volets d’entrée d’air extérieurs et le débit pour corriger la qualité de l’air. L’élimination des odeurs est une conséquence de ce système.

 F.5 Augmentation de l’efficacité de la ventilation

  1. Le bâtiment utilise la ventilation naturelle, la ventilation mécanique et la ventilation mixte.

 F.6 Plan de gestion de la QAI

  1. Nous avons utilisé la protection des systèmes de CVCA pendant la construction, le nettoyage du bâtiment et les essais de QAI avant l’occupation comme méthodes efficaces pour atténuer les incidences sur la QAI.
  2. Pendant la construction, il fallait isoler les zones de travail afin de prévenir la contamination des espaces propres ou occupés. La séquence des travaux de construction était prévue de sorte que les matériaux demeurent secs et que ceux qui absorbent les contaminants soient posés après que les autres matériaux ne dégagent plus de contaminants gazeux. Par exemple, la séquence des travaux de construction visait à réduire l’absorption de COV des matériaux humides comme la peinture par les matériaux poreux comme les carreaux de plafond et les tissus.
  3. Nous avons spécifié des matériaux qui ne dégagent pas de produits chimiques nocifs ou irritants comme les composés organiques volatils (COV).
  4. Nous avons muni le système de filtres temporaires qui ont été remplacés juste avant la fin des travaux et avant l’occupation. Il fallait nettoyer tous les serpentins, les filtres à air et les ventilateurs avant de procéder aux essais et aux méthodes d’équilibrage et particulièrement avant la réalisation des essais de base de la qualité de l’air.
  5. Ventiler en utilisant de l’air extérieur à 100 % afin d’évacuer l’air contaminé directement à l’extérieur pendant l’installation des matériaux qui produisent des COV. Effectuer un nettoyage pendant deux semaines à l’aide d’éléments filtrants et d’air extérieur à 100 % après la fin des travaux et avant l’occupation.
  6. Le bâtiment a été « rincé » à l’aide d’air extérieur et les matériaux ont été surchauffés par le système de chauffage à température élevée avant l’occupation.

F.7 Radon

  1. Le gaz radioactif du sol est dirigé vers la surface par des tuyaux sous la dalle de béton afin de ne pas s’infiltrer à l’intérieur du bâtiment où il peut causer des effets néfastes sur la vie des utilisateurs.

 F.8 Matériaux à faibles émissions

  1. Nous avons spécifié des matériaux qui ont une faible teneur en composés organiques volatils (COV).
  2. Adhésifs et produits d’étanchéité.
  3. Peintures et enduits.
  4. Bois composite et adhésifs pour stratifiés.

 F.9 Contrôle des sources intérieures d’émissions chimiques et de polluants

  1. Les visiteurs qui pénètrent dans le bâtiment peuvent, avec leurs vêtements ou leurs souliers, faire entrer des contaminants qui risquent de s’infiltrer dans le système de ventilation. Les grilles gratte-pieds aux entrées sont chargées d’intercepter et de retenir les particules de saleté et de prévenir la contamination de l’intérieur du bâtiment.
  2. L’aménagement paysager aux entrées du bâtiment doit comprendre une végétation exigeant peu d’entretien et, en particulier, aucune utilisation de pesticides. Il n’y a pas de plantes d’espèces qui produisent de petits fruits, des fleurs et des feuilles qui peuvent tomber dans les aires d’entrée, afin d’éviter que des matières organiques pénètrent dans le bâtiment en se collant aux souliers des occupants. II y a un robinet d’eau et une prise électrique aux entrées, pour les activités d’entretien et de nettoyage. Le nivèlement du terrain et l’aménagement paysager assurent l’écoulement de l’eau à distance du bâtiment.

 F.10 Contrôle des systèmes par les occupants

  1. Espaces périmétriques.
  2. En ayant des commandes individuelles comme des thermostats, des ouvertures de ventilation, des fenêtres ouvrantes et des brise-soleils, les occupants peuvent modifier l’environnement intérieur en fonction de leurs préférences. Les employés représentent de loin la plus grande dépense pour les entreprises. Les occupants d’un bâtiment qui ont une meilleure maitrise de leur environnement sont en général plus productifs et en meilleure santé.
  3. Espaces non périmétriques.

 F.11 Confort thermique

  1. Conformité à la norme ASHRAE 55-2004.
  2. L’enveloppe comprend des éléments d’ombrage, une isolation et utilise la masse thermique pour contrôler les températures des surfaces intérieures des murs, des plafonds, des planchers et des fenêtres.
  3. Les plages de confort optimales sont également tributaires de la température, de l’humidité, du degré d’activité des occupants, de leur habillement, de la vitesse de l’air et des températures radiantes des surfaces voisines. Les thermostats programmables et contrôles du bâtiment garantissent un débit d’air confortable dans la plupart des conditions climatiques. Des détecteurs sphériques de température sont utilisés pour contrôler les systèmes mécaniques plutôt que des détecteurs traditionnels de la température de l’air.
  4. L’enveloppe du bâtiment est très étanche et gère la vapeur d’eau et la condensation et contrôle ainsi mieux l’environnement intérieur. Les surfaces dans le sol de la fondation et la dalle sont protégées contre l’humidité par plusieurs mesures de défense pour assurer que ces espaces sont secs et leurs températures bien contrôlées.

 F.12 Lumière naturelle et vue

  1. La productivité augmente considérablement si les occupants travaillent à des endroits éclairés naturellement. L’éclairage naturel est contrôlé par l’orientation du bâtiment, la taille des fenêtres et leur espacement, la sélection du verre, la réflectance des finis intérieurs, l’emplacement des murs intérieurs et le contrôle de l’éblouissement direct et par contraste. Les tablettes réfléchissantes, les atriums, etc. introduisent de la lumière naturelle.
  2. Les vues sur l’extérieur constituent un facteur important de satisfaction, de productivité et de santé des occupants et l’absence d’une vue lointaine augmente la fatigue oculaire. La vue d’une végétation naturelle depuis le lieu de travail réduit le stress et augmente le degré d’attention. Voir la lumière et les changements météorologiques et pouvoir déterminer l’heure du jour et le moment de l’année est important pour le bienêtre des employés.
  3. Le verre énergétique Low-e, de teinte verte avec film réfléchissant, avec gaz argon et un intercalaire efficace donne une très haute performance aux espaces et au confort des utilisateurs.
  4. Les murs perpendiculaires aux fenêtres sont de couleur claire pour réfléchir la lumière naturelle à l’intérieur.
  5. En proportion avec les autres façades il y a plus de fenêtres sur le côté sud pour profiter de l’énergie solaire passive. Ces fenêtres sont protégées par un pare-soleil au niveau 2 et par le prolongement du toit au niveau 3. Cette protection donne de l’ombrage sur les fenêtres en été pour éviter le réchauffement des pièces et les besoins de climatisation.
  6. L’éclairage est un élément essentiel de la vie et le design donne beaucoup d’importance à cet aspect. Le trajet du soleil est étudié pour bien profiter de la lumière naturelle et appliquer les concepts d’énergie solaire passive.
  7. L’utilisation d’éclairage artificiel efficace est un élément à la fois fonctionnel et artistique. Son intégration complète rehausse les qualités architecturales des espaces tout en créant les ambiances appropriées.
  8. L’architecture est la manipulation d’espace et de lumière. La juxtaposition volumétrique des espaces et le jeu de la lumière et de l’ombre sur les surfaces par l’éclairage naturel et artificiel donnent de l’intérêt et de la vie aux espaces.
  9. Nous aimons l’ouverture des espaces vers l’extérieur par de généreuses fenêtres. Ce lien avec la nature et l’éclairage naturel donne intérêt et vie aux espaces.

 F.13 Innovation et processus de design

  1. Il y a des stratégies novatrices qui dépassent largement les exigences et offrent des avantages importants, exceptionnels et mesurables par rapport à la pratique courante pour l’environnement et pour les occupants.
  2. La chape de béton sur les pontages a été renforcée par une nouvelle technique d’utilisation de fibre de verre dans le béton.

F.14 Tableau d’accréditation LEED pour le projet

À droite sont indiqués les nombres de points maximum (ma), possibles (po) et probables (pr). ma po pr
Aménagement écologique des sites
·        AÉS Préalable 1 – Contrôle de l’érosion et des sédiments 0 0
·        AÉS Crédit 1 – Sélection de l’emplacement 1 1
·        AÉS Crédit 2 – Densité de développement 1 1
·        AÉS Crédit 3 – Réaménagement de sites contaminés 1
·        AÉS Crédit 4 – Transports de remplacement 1 1
·        AÉS Crédit 4.1 – Transports de remplacement – Accès aux transports en commun 1
·        AÉS Crédit 5 – Minimiser la perturbation du site 1
·        AÉS Crédit 6 – Gestion des eaux pluviales 1 1
·        AÉS Crédit 7 – Aménagement du site pour réduire les ilots de chaleur 1 1
·        AÉS Crédit 8 – Réduction de la pollution lumineuse 1 1
Gestion efficace de l’eau
·        GEE Crédit 1 – Aménagement paysager économe en eau 1 1
·        GEE Crédit 2 – Technologies innovatrices de traitement des eaux usées 1 1
·        GEE Crédit 3 – Réduction de la consommation d’eau 1 1
Énergie et atmosphère
·        ÉA Préalable 1 – Mise en service de base des systèmes du bâtiment 0 0
·        ÉA Préalable 2 – Performance énergétique minimale 0 0
·        ÉA Préalable 3 – Réduction des CFC et élimination des halons 0 0
·        ÉA Crédit 1 – Optimisation de la performance énergétique 10 5
·        ÉA Crédit 2 – Énergies renouvelables 1 1
·        ÉA Crédit 3 – Mise en service améliorée 1 1
·        ÉA Crédit 4 – Protection de la couche d’ozone 1 1
·        ÉA Crédit 5 – Contrôle et vérification 1 1
·        ÉA Crédit 6 – Électricité verte 1
Matériaux et ressources
·        MR Préalable 1 – Collecte et entreposage des matériaux recyclables 0 0
·        MR Crédit 1 – Réutilisation des bâtiments 1
·        MR Crédit 2 – Gestion des déchets de construction 1 1
·        MR Crédit 3 – Réutilisation des ressources 1 1
·        MR Crédit 4 – Contenu recyclé 1 1
·        MR Crédit 5 – Matériaux régionaux 1 1
·        MR Crédit 6 – Matériaux rapidement renouvelables 1 1
·        MR Crédit 7 – Bois certifié 1 1
·        MR Crédit 8 – Bâtiment durable 1 1
Qualité des environnements intérieurs
·        QEI Préalable 1 – Performance minimale au niveau de la QAI 0 0
·        QEI Préalable 2 – Contrôle de la fumée de tabac ambiante (FTA) 0 0
·        QEI Crédit 1 – Contrôle du gaz carbonique (CO2) 1 1
·        QEI Crédit 2 – Augmentation de l’efficacité de la ventilation 1 1
·        QEI Crédit 3 – Plan de gestion de la QAI 1 1
·        QEI Crédit 4 – Matériaux à faibles émissions 1 1
·        QEI Crédit 5 – Contrôle des sources intérieures d’émissions 1 1
·        QEI Crédit 6 – Contrôle des systèmes par les occupants 1 1
·        QEI Crédit 7 – Confort thermique 1 1
·        QEI Crédit 8 – Lumière naturelle et vues 1 1
Innovation et processus de désign
·        ID Crédit 1 – Innovation en désign 1
·        ID Crédit 2 – Professionnel accrédité LEED 1 1
Totaux des points 70 7 28
Niveaux de certification : Certifié 26- 32, Argent 33-38, Or 39-51, Platine 52+

 

G. AUTRES ASPECTS ÉCOLOGIQUES

 G.1 Énergie intrinsèque des matériaux

  1. Le choix des matériaux basé sur la quantité d’énergie requise pour leur fabrication est un élément important dans l’impact sur l’environnement. L’extraction des ressources primaires, la transformation, la fabrication, le transport au site et l’installation des produits demandent beaucoup de ressources et non selon les matériaux. Le bois coupé localement n’exige pas beaucoup d’énergie comparativement à un matériau plus énergivore comme l’aluminium.

G.2 Coût de la durée de vie

  1. Un aspect important est le cout de la durée de vie de l’énergie requise pour maintenir, réparer, restaurer, ou remplacer un matériau, un composant ou un système jusqu’au recyclage et gestion de fin de vie (recyclage, réutilisation, valorisation, enfouissement). L’expression « du berceau au tombeau » donne le bilan environnemental d’un bâtiment et une meilleure perspective de l’impact des choix à long terme.
  2. Il est important que toutes les composantes d’un assemblage de matériaux aient la même durée de vie. Si une partie a une vie plus courte, les autres parties de l’ensemble sont menacées par l’élément faible et leur vie potentielle n’est pas exploitée au maximum. Si nous avons considéré une longueur de vie importante des éléments d’un bâtiment, il pourra couter un peu plus cher, mais sa durée de vie sera prolongée énormément, de sorte que le retour sur l’investissement sera très avantageux.

 

Plusieurs de nos clients ont été très heureux de l’implémentation de ces mesures écologiques dans leurs projets architecturaux: témoignages de clients de Leslie Architecte satisfaits.

Leslie ArchitecteDavid Leslie Architecte écologique | Normes LEED, architecture écologique